Mon blogue, ma vie - Tamara Critchfield

Mon blogue

Mon blogue, ma vie

Mon blogue, ma vie - Tamara Critchfield

J’aime les potins, et j’ai toujours des détails croustillants à partager avec tout le monde. Être blogueuse est un métier qui me colle à la peau ; fait pour moi. Parler de tout, est justement ce qui me plaît dans le métier. Je ne fais aucun amalgame entre mon métier de blogueuse et celui d’un journaliste. Je connais la différence, et cette différence ne défavorise pas mon travail, bien au contraire !

Cela demande beaucoup d’imagination pour être blogueuse, il n’y a pas vraiment de règles scientifiques à suivre. Les articles que nous écrivons peuvent être très techniques ou juste tirés d’une observation. La passion d’écrire est là, l’inspiration n’est pas tout le temps au rendez-vous, mais il faut souvent aller la chercher. Être blogueur ou blogueuse, fait partie des nouveaux métiers qu’Internet a permis de créer. Bien entendu, sans les internautes, on n’écrit pas. Sans stéthoscope, le médecin n’ausculte pas ; sans fish, le plombier n’effectue pas de drainage, etc. À chaque métier, son matériel et son public !

Écrire, s’avère être une délicate profession, car peu de gens arrivent à vivre de leurs plumes. Je travaille pour mon compte, et comme dans toute profession libérale ou indépendante, la concurrence est très rude surtout, dans mon secteur d’activité. Il faut être très bon pour garder un lecteur et lui donner envie de revenir régulièrement consulter son blogue. Il faut aussi être proactif. Savoir saisir les opportunités et les transformer en relations durables ; ceci est la clef du succès. Bien entendu, c’est plus simple à dire qu’à faire. Avec certain de mes clients, le courant passe très bien, avec d’autres, j’ai l’impression de marcher sur des œufs tout le temps.

Je me souviens l’euphorie de mes débuts. J’avais des soupirs de contentement à chaque fois que je pensais être mon propre boss. Je n’ai plus du tout, la même impression. Le temps et l’expérience a fini par atténuer cette conviction. Certes, j’ai toujours la possibilité de choisir mes clients, de travailler aux heures qui me conviennent et partout dans le globe, du moment que j’ai une connexion Internet respectable. Mais comme ceux qui sont aussi victimes de leurs succès, je deviens l’esclave de la page Word. Je passe souvent des heures pas possibles à taper, au point d’en avoir mal aux yeux. Il m’arrive de sous-traiter, quand je n’arrive plus à suivre le rythme et de me rendre compte que la plupart du temps, on est satisfait d’un travail que lorsqu’on le fait soi-même.