Le bonheur d’avoir une famille - Tamara Critchfield

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Le bonheur d’avoir une famille

Le bonheur d’avoir une famille - Tamara Critchfield

Je n’ai compris la chance que j’avais d’avoir une grande famille soudée et unie, que lorsque je me suis mariée. Auparavant, je croyais que les demandes de mon père de venir presque tous les premiers dimanches du mois pour aller voir les grands-parents, n’étaient faites que pour nous énerver. Mais j’ai compris à présent que c’était surtout pour souder la famille, et nous rapprocher même des membres de la famille qui sont assez loin. Oui, je l’ai compris, car en ce moment, nous nous sentons seuls, mon mari et moi devant l’hospitalisation de son père. En effet, mes beaux-parents n’ont que deux fils dont l’ainé, le frère de mon mari, ne leur parle plus depuis près de dix ans. Par ailleurs, la famille de mes beaux-parents n’est pas aussi proche que la mienne. Donc, il n’y a que nous et ma belle-mère qui se donnent du temps pour visiter et prendre soin de mon beau-père. C’est donc devenu une charge énorme pour nous. Et quand j’y pense, j’ai de la chance d’avoir une grande famille aussi unie. Que ce soit dans le malheur ou dans le bonheur, tout le monde se donne toujours la main pour s’entraider. Et chaque année, on se fait toujours un programme pour être ensemble dans le village de mes grands-parents, pour honorer leur mémoire, mais aussi et surtout, pour y faire la fête et ne pas se perdre de vue. Dernièrement, on a marié le premier fils de mon frère aîné. Tout le monde y était invité et bien sûr, tout le monde est venu. Même mon oncle qui habite à l’extérieur, et qui est en charge de l’inspection camera canalisation, dans sa région, est venu avec toute sa famille. Et quand la famille est invitée comme cette fois-là, il n’est pas question de juste être présent pour assister à la fête, les festivités commencent une semaine à l’avance. En ce sens que tout le monde est bien accueilli à l’arrivée et s’entraide comme il peut. Ainsi, ce sont des moments où on rigole, où on présente les nouveaux venus et où on conçoit les mêmes habits pour les parents, les enfants et les demoiselles d’honneur. Il en est de même pour les enterrements. Certes, ce sont des moments tristes, mais la famille est si soudée que la peine ne dure jamais longtemps. En ce moment, j’inculque cet esprit familial à mes enfants. Mais surtout, avec mon beau-père qui est à l’hôpital, j’ai invité ma belle-mère à reparler avec son fils, mais également mon mari à le faire. Ils ont déjà entamé le premier pas et espérons juste que cela finira de manière positive.