Ce n’est vraiment pas drôle - Tamara Critchfield

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Ce n’est vraiment pas drôle

Ce n’est vraiment pas drôle - Tamara Critchfield

J’étais en pleine lecture de mes messages sur Twitter, quand j’ai aperçu le texte d’une personne qui me donne la chair de poule.  Immédiatement après celui qui annonçait la possibilité de faire livre une portes et fenetres, se trouvait la phrase la plus dégueulasse que j’ai lu de ma vie.  L’homme qui avait composé ce petit extrait, disait que si une femme sortait après 22h00, et qu’elle se fait violer, c’est de sa faute.  Entièrement de sa faute.  Elle est la seule et unique coupable dans l’histoire.  Le viol est permis, selon lui, car les femmes ne savent pas se protéger.

Premièrement, 22h00, ce n’est même pas tard.  Beaucoup de gens circulent encore dans les rues, autant en voiture qu’à pied.  De plus, si la femme crie, il y aura sûrement plusieurs hommes (et peut-être aussi des femmes) qui viendraient à sa rescousse.

Le plus brutal dans le tweet de cet homme, c’était l’article d’un blogue qui était inclus dans le message.  L’usager de Twitter poursuivait en déclarant que cela lui arrivait parfois de sortir vers 22h00 le soir, un sac de popcorn à la main, pour « profiter de ce spectacle hilarant et divertissant ».  Quel homme affreux !  Mais, qu’est-ce qui lui passe par la tête pour annoncer de telles atrocités, et de croire qu’elles sont justifiées ? C’est scandaleux ! 

Dans un groupe de personnes pour qui la justice sociale et la justice animale sont importantes, ce message a été affiché.  Plusieurs personnes ont réagi en disant que c’est toujours la femme qui est à la mauvaise place, au mauvais moment, ou qui a agi d’une manière inadéquate.  Elle se fait accuser de se vêtir de façon trop provoquante, ou encore d’avoir trop bu.  Si l’homme qui la viole l’a droguée, le juge déclare que l’homme ne l’a pas forcée, même si elle était incapable de dire non, puisque son état d’esprit était sous l’emprise de ce produit chimique.

La protection des femmes est un problème qui persiste dans presque toutes – sinon, absolument toutes – les sociétés d’aujourd’hui.  Même les pays développés n’y sont pas immunisés.  Du moins, pas encore.  Nous espérons toujours continuer la lutte des droits de la femme pour s’assurer que les hommes (et les quelques rares femmes) comprennent que le choix reste toujours dans les mains de la femme, peu importe son comportement et ses vêtements.  Aucune femme ne devrait subir un acte aussi haineux, et ensuite se voir culpabiliser.